Kigali, 15 octobre 2025 Le Centre de Renseignement Financier (FIC) du Rwanda a publié pour la première fois une liste nationale complète de terroristes et de financiers du terrorisme, désignant 25 individus accusés de financer, organiser ou soutenir des activités terroristes dirigées contre le pays.
Cette liste, approuvée par le Comité National de Lutte contre le Terrorisme et établie conformément à l’Arrêté du Premier Ministre n°001/03 du 22 janvier 2025, vise à renforcer la lutte contre les réseaux de financement du terrorisme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda. Selon le FIC, les personnes citées sont liées à des groupes armés tels que les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), le Rwanda National Congress (RNC) et le Conseil National pour le Renouveau et la Démocratie – Forces de Libération Nationale (CNRD–FLN). Parmi les plus notoires figurent :
Lt Gen Gaston Iyamuremye, alias Victor Byiringiro, président du FDLR, accusé de planifier et coordonner des attaques terroristes contre le Rwanda à partir de l’Est de la RDC.
Gen Faustin Kayumba Nyamwasa, cofondateur du RNC, cité comme cerveau des attaques à la grenade survenues à Kigali entre 2010 et 2013.
Maj Gen Antoine Hakizimana, alias Jeva, chef militaire du CNRD–FLN, soupçonné d’avoir orchestré les attaques de Nyaruguru et Kitabi depuis le Burundi.
Dr Théogène Rudasingwa et Dr Emmanuel Hakizimana, anciens diplomates et membres fondateurs du RNC, accusés de recruter et financer des combattants. Plusieurs autres figures basées en Europe, en Amérique du Nord et dans la région des Grands Lacs sont accusées d’utiliser des plateformes médiatiques, des associations ou des églises pour propager la propagande extrémiste et collecter des fonds pour ces groupes. Selon les autorités rwandaises, cette mesure vise à couper les canaux de financement et à déstabiliser les réseaux terroristes opérant depuis l’étranger, tout en appelant à une coopération internationale renforcée pour traduire les responsables en justice.
Des analystes notent que la majorité des personnes désignées sont déjà sous le coup de sanctions internationales, notamment celles des Nations unies et des États-Unis, pour leurs liens avec des groupes armés opérant dans l’Est de la République Démocratique du Congo.















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