EAC : Le Kiswahili une langue qui facilite les affaires dans le monde au cœur des discussion

Du 24 au 27 mars 2026, Arusha, en Tanzanie, a accueilli la cinquième conférence internationale sur l’usage du kiswahili dans les médias. Journalistes, responsables politiques, linguistes et acteurs du numérique se retrouvent pour un objectif ambitieux : faire du swahili une langue incontournable dans les médias et sur la scène mondiale.

Parmi les priorités discutées figurent : promouvoir l’usage du kiswahili dans les médias traditionnels et numériques, améliorer la qualité et la standardisation des contenus, et développer une industrie audiovisuelle swahiliphone compétitive. Le gouvernement tanzanien a confirmé sa volonté de faire du swahili un outil économique et diplomatique majeur. Des initiatives concrètes ont été annoncées, telles que la création de centres d’apprentissage en Tanzanie et à l’étranger, ainsi que le développement de métiers liés à la langue, du journalisme à l’audiovisuel.

Un point central a porté sur le numérique et la monétisation des contenus en swahili sur les plateformes digitales. Les autorités tanzaniennes ont engagé des discussions avec l’UNESCO et des entreprises comme Meta afin de mieux intégrer le swahili sur les réseaux sociaux et permettre aux créateurs africains de générer des revenus.

La place du swahili au Burundi reste minoritaire mais progresse. Avec 13 millions d’habitants, le pays considère cette langue comme un outil d’intégration régionale et de renforcement des médias locaux. Pour le swahiliphone Abdoullatif Majambere


« Le Burundi est l’un des pays qui utilisent actuellement le swahili, et nous espérons sortir définitivement de la période coloniale. Mettre le swahili en avant est essentiel pour son adoption, son existence et son extension dans notre pays vers l’ avant. »

La conférence a également mis en lumière le rôle du swahili comme langue d’intégration en Afrique de l’Est, influençant les médias, l’éducation et l’économie numérique. Des pays comme le Burundi, le Kenya, l’Ouganda ou la RDC sont directement concernés.

Le choix d’Arusha, carrefour diplomatique et centre d’institutions africaines, souligne la portée stratégique de cette rencontre. Dans ce contexte, le Burundi pourrait devenir le troisième utilisateur du swahili dans les médias régionaux, derrière la Tanzanie et le Kenya, si la production médiatique continue de se développer. Selon Hussein Abdallah.

 « Les autorités burundaises doivent sensibiliser la population et intégrer le swahili dans la Constitution pour qu’il devienne une langue utilisée à l’Assemblée nationale et dans d’autres institutions. Cela incitera la population à apprendre le swahili. »

Cette cinquième conférence confirme que le swahili dépasse désormais son rôle régional pour devenir une langue d’influence mondiale. Avec 70 à 100 millions de locuteurs en Afrique de l’Est et jusqu’à 200 millions au total, il s’impose comme la langue la plus importante et unificatrice de la région. Grâce aux médias et aux plateformes numériques, il devient un véritable vecteur de rayonnement africain à l’échelle mondiale.

Kivu news Today

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