Sud-Kivu : graves accusations de bombardements et de massacres de civils dans les hauts plateaux de Minembwe

La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo connaît une nouvelle escalade inquiétante. Selon une communication sur son compte X de Lawrence Kanyuka , porte parole de l’AFC M23, des attaques attribuées à la coalition de Kinshasa ont visé des populations civiles entre le 29 et le 30 mars 2026, dans plusieurs localités du Sud-Kivu.

D’après ce document, des bombardements qualifiés « d’indiscriminés » ont été menés entre le 29 mars à 20h45 et le 30 mars à 07h00 à l’aide de drones kamikazes. Les zones ciblées seraient Mikenke et Gakenke, situées dans les hauts plateaux de Minembwe, des régions connues pour leur forte densité de population. Ces frappes auraient touché directement des civils, ce qui, si confirmé, constituerait une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction et de protection des populations non combattantes.

Dans le même contexte, la communication fait état d’un autre incident survenu le 29 mars à 18h30 dans le centre de Shanji, territoire de Kalehe. Il est allégué que des éléments de cette coalition auraient infiltré cette localité avant d’y exécuter sept civils et de blesser plus d’une vingtaine d’autres. Ce nouvel épisode de violence viendrait alourdir un bilan humain déjà lourd dans une région marquée par des conflits armés persistants.

Le document accuse également les autorités de Kinshasa de ne pas respecter leurs engagements en matière de paix et de sécurité. Il évoque notamment une collaboration présumée avec des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé actif dans l’est du pays.

Cependant, ces allégations n’ont pas, à ce stade, fait l’objet de confirmations indépendantes. Dans un contexte où les récits divergent souvent selon les parties impliquées, plusieurs observateurs appellent à l’ouverture d’enquêtes impartiales afin d’établir les faits et d’identifier les responsabilités.

Alors que les tensions persistent dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, la protection des civils demeure un enjeu crucial. Les organisations humanitaires et les partenaires internationaux continuent de plaider pour un respect strict du droit international et pour des efforts accrus en faveur d’une désescalade durable dans cette région meurtrie.

Kivu News Today

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